Thierry GAGNER

CABINET D’HYPNOSE

THÉRAPIES BRÈVES – SOPHROLOGIE

Azay le Rideau 

Couvre-feu, confinement : Difficile d’avoir 16 ans en 2021

par

7 conseils pour aider les adolescents et les enfants pendant cette période sanitaire compliquée.

adolescent masque couvre-feuDepuis près d’un an, les étudiants auront connu une scolarité compliquée et stressante. Entre le confinement en mars 2020, une rentrée en distanciel et désormais le couvre-feu, ils sont nombreux à présenter des troubles multiples, allant de l’anxiété, jusqu’à la phobie de sortir de chez eux et de se resocialiser.

L’adolescence entre couvre-feu et confinement

« Mon fils est un ado souriant, décontracté et plein de vie. D’ordinaire, il est drôle, ouvert aux autres et toujours envie d’aller faire la fête et sortir avec ses copains. Depuis le couvre-feu, il ne veut plus sortir de la maison, ni aller en cours quand c’est en présentiel. Il se lève, n’a plus faim, tourne en rond dans la maison et se recouche sur son lit, en étant addict à son téléphone portable.

adolescente isolée fenetre couvre-feuIl déprime et veut arrêter ses études en disant que l’avenir est pourri. Je ne le reconnais pas … ». Comme d’autres parents, la maman de Hugo se demande si la situation unique que l’on est en train de vivre, ainsi que toutes les restrictions de libertés qui l’accompagnent, ne risque pas de détruire sur le long terme son enfant. « Mes parents m’ont emmené voir une psy, mais je ne suis pas fou, je n’ai rien à lui dire, je ne sais même pas moi-même ce qui m’arrive », rétorque irrité le collégien, « ce qui me stresse c’est de voir les autres, d’entendre les profs nous parler de couvre-feu, de virus, de masque, on doit se débrouiller tout seul avec les cours quand on est à la maison. Mon père est infirmier et j’ai peur aussi pour lui et pour nous ».

Aura-t-on une génération COVID ?

Il est vrai que les jeunes doivent se contenter de perspectives limitées, ils ne peuvent pas se projeter sur l’avenir. Tous les médias parlent en boucle de confinement, de virus, de variants, ect.

Certains étudiants sont bloqués dans leur petit appartement de 15 m2 et ne peuvent pas sortir et voir leurs amis en fin de journée. Le couvre-feu leur fait penser à ce qu’ils ont vu dans certains films de guerre. Cela fait plus d’un an qu’ils sont isolés, qu’ils vivent dans un monde où les interdits sont maintenant plus nombreux que les libertés. Difficile d’accepter cela quand on est adulte … alors imaginez quand on a 18 ans et qu’on est en pleine construction psychologique.

La 3ème vague sera-t-elle une « vague de dépressions » ?

personne agee enfant couvre-feuBien sûr que les jeunes d’aujourd’hui comprennent très bien la situation pandémique. Ils suivent certainement mieux les consignes de protection que certains adultes. Mais il n’empêche que de grandir dans ces conditions, sans perspective de lendemain, sans vision claire sur l’avenir, sont des moments très difficiles à vivre depuis près d’un an. Il suffit de constater l’augmentation des chiffres de dépression et de crise d’angoisse chez les étudiants. Et pas seulement les étudiants, les collégiens et les enfants en primaire sont aujourd’hui touchés par cette « 3ème vague » de stress.

Si on rajoute à cela l’interdiction pour beaucoup de petits enfants, de voir et visiter leurs grands-parents, l’anxiété au jour le jour se fait sentir. Même si ils ne comprennent pas trop ces mesures d’éloignement et d’isolement, ils sont très anxieux et ont peur pour leurs grands-parents.

Confinement et couvre-feu : Retour vers le Futur de l’enfance, Saison 1

Les adolescents semblent un peu mieux comprendre la situation, mais abordent l’avenir à reculons, dans un monde qui ne leur présente aucune sécurité. Les adultes en qui ils pouvaient jusqu’à présent avoir confiance, ne savent plus eux-mêmes ce que leur réserve l’avenir.

Il ne faut pas oublier que l’adolescence est une période très sensible dans la vie d’un être humain. Période de construction mais aussi période où l’on aime découvrir le monde par soi-même, se faire ses propres opinions et commencer à « quitter le nid familial » et « voler de ses propres ailes ». C’est la période de vie où l’on est fier également d’être indépendant.

La pandémie que nous vivons actuellement, ainsi que ses restrictions et couvre-feu, force beaucoup d’adolescents à rester vivre au sein de la famille, sans pouvoir sortir et s’isoler un peu pour s’autonomiser. Nos adolescents sont donc forcés à rester « des enfants » et à dépendre de leurs parents, 24h00 sur 24. Ils s’isolent donc dans leurs chambres, devant leurs écrans, pendant que les parents en télétravail, mélangent vie familiale et vie professionnelle. Les écrans les occupent, les calment, mais freinent leur développement psychologique et l’ouverture sur le monde.

En effet, le confinement, c’est une régression imposée vers le monde de l’enfance, une confrontation à une promiscuité familiale, une soumission obligée aux règles imposées par les pouvoirs publics et relayées par les parents.

7 pistes de travail, pour aider nos ados et nos enfants pendant le couvre-feu

 

  • Éliminer le stress inutile généré par la télévision

Bloquer l’accès aux chaines d’informations en boucle, qui favorisent un climat ambiant délétère, stressant et avec lesquels vous n’apprendrez rien de plus.

enfant television pendant couvre-feuQuitte à s’informer, autant choisir des sites d’informations officiels et/ou gouvernementaux. A ne consulter qu’une fois par jour.

Préférez des chaines plus ludiques, distrayantes et/ou éducatives (films, séries, humour). N’oubliez pas que le rire est le meilleur remède contre le stress.

  • Organiser le quotidien de la maison pour un climat plus serein

Faire des emplois du temps et les afficher. Chacun doit y retrouver sa place et doit avoir le droit à son intimité. Heures de travail, de loisirs et de sorties seront ainsi fixées et définies. Attention toutefois à ne pas trop planifier à l’excès non plus, de façon à ne pas transformer la maison en « caserne militaire ».

etudiant enseignement a distance couvre-feuPour chacun des enfants, préparez un planning très ludique et pratique, que vous afficherez. Pensez à prévoir les temps scolaires, les temps libres, les sorties (quand c’est possible), les temps de détente ou de jeu, ainsi que les repas.

Concernant l’activité scolaire à la maison (école en « distanciel », maintenez un planning scolaire pour chaque adolescent, comme si il était au collège. Mais n’exagérez pas non plus et sachez être souple. Les cours peuvent se suivre sur YouTube, sur MP3, sur podcast, etc. ; il est en effet important de rendre la partie scolaire attrayante. Ne jouez pas les « pions du collège » mais plutôt les « animateurs » de maison.

  • Optimisez le temps, quand les enfants et ados sont à la maison

Profitez-en pour faire le bricolage que vous aviez laissé de côté depuis un moment. Invitez vos enfants et adolescents à vous aider. Mettez un peu de musique et le défoulement sera garanti.

Reprenez vos passions que vous aviez mis au placard par manque de temps (musique, peinture, jardinage … même sur le balcon). Vos enfants se feront un plaisir d’y participer (à condition d’être inventifs et non rébarbatifs).

  • Mettez le sommeil et le repos au 1er plan des priorités

Vous le savez : les adolescent ont souvent naturellement un rythme de vie « couche-tard et lève-tard », n’est-ce pas ?!

« Un couvre-feu » des connexions et des écrans s’impose, afin de garder un bon rythme de sommeil et de récupération. Vous pouvez cependant exceptionnellement modifier les amplitudes horaires. Couvre-feu des écrans à 22h30 au lieu de 21h30 et autorisation de commencer les cours à la maison vers 10h00. Le tout étant d’avoir un bon compromis entre sommeil, travail scolaire et vie de famille.

Profitez-en au passage, pour appliquer ces règles à vous-mêmes parents. L’ambiance n’en sera que plus détendue.

  • La liberté de chacun s’arrête, où commence celle des autres

Et si pour une fois on mettait en application ce que nos anciens nous répétaient.

Chacun doit pouvoir avoir ses moments de liberté et d’intimité au sein de la maison. Mais pensez à planifier également des moments d’invitation de la famille (enfants et parents) autour d’un jeu ou d’un bon film.

Et si un soir par semaine les enfants faisaient la cuisine ? Détente et rires assurés.

Comme les adultes, chaque adolescent doit pouvoir avoir chaque jour son moment d’intimité, où il pourra rester dans sa chambre et ne pas être dérangé. Cela lui permettra de se ressourcer et de contacter ses amis par les réseaux sociaux. Ce temps d’intimité doit être respecté, mais cadré de façon à ce que la famille puisse continuer à vivre ensemble.

Par exemple, permettez à votre ado, une fois par semaine, de pouvoir manger dans sa chambre autour d’une bonne série ou d’un jeu en ligne avec ses amis. Ce moment privilégié lui permettra de « sortir » virtuellement avec ses amis.

  • De la discipline, mais avec pédagogie, douceur et humour

Les adolescents ne fonctionnent pas comme nous et souvenez-vous de l’adolescent que vous avez été. Le stress ne favorise jamais la bonne communication avec un adolescent.

Pour les gérer, surtout dans un contexte de couvre-feu et/ou de confinement, il faut comprendre leur fonctionnement. En effet, les adolescents ont énormément besoin de socialiser avec leurs pairs (merci les réseaux sociaux). Ils peuvent avoir tendance à « marquer leur territoire » vis- à-vis des autres membres de la fratrie, et, en contexte de crise, ils vont défier l’autorité parentale.

De plus, ils ont un mal fou à contrôler leur impulsivité naissante, et vont avoir du mal à se désengager d’un conflit. Au pire, ils vont aller vers l’escalade car ils n’aiment pas perdre la face … guerrier en devenir ?.

En revanche, ils restent sensibles aux marques d’affection et ont besoin de valorisation positive. En effet, ils restent nos enfants adorés (même quand ils ne le montrent pas ou semblent le refuser).

Ne pas chercher à ce qu’ils soient irréprochables (« tu n’as pas pris de douche aujourd’hui …). Une maison ou un appartement confiné, c’est comme une salle de classe, sans fenêtre ni récréation.

  • La communication positive, bienveillante et calme

Si votre ado marmonne dans sa barbe, vous répond par une seule syllabe ou boude dans son coin, octroyez-lui ce droit. Tant qu’il ne vous affronte pas ouvertement ce n’est pas grave. Soyez intransigeant pour les choses qui en valent vraiment la peine. Et n’oubliez pas que vous avez été ado aussi.

Le Féliciter et le Valoriser. Il est primordial de souligner les efforts que fait votre ado, même si cela vous apparait « naturel ». « c’est très gentil de ta part d’avoir mis la table ». Car rien n’est naturel quand on est confiné ou privé de voir ses amis après 18h00.

Depuis un an, les jeunes sont forcés à changer leurs habitudes : ils ne peuvent pas aller à l’école ni au travail, voir leurs amis dans des soirées ou des activités sociales, ni participer à des activités parascolaires.

Intéressez-vous à eux, mais n’attendez pas qu’ils vous accueillent à bras ouverts ! Le cerveau d‘adolescent est partagé entre le besoin d’être maître de son propre destin et l’envie d’être encore l’enfant chéri de ses parents. En offrant de partager ses activités, vous lui donnez le signal que vous avez encore de la tendresse pour lui et que vous l’aimez. Il en prend note et ça lui fait plaisir. En vous disant non, il se prouve à lui-même son autonomie. Ne soyez pas vexé, au contraire réjouissez-vous, car vous avez atteint votre but qui est de lui faire du bien.

En cas de crise explosive à la maison : votre meilleure stratégie c’est la désescalade en urgence. A l’apogée d’une dispute les ados ont souvent cette phrase exaspérante : « c’est bon ». Ce à quoi on répond invariablement « non ce n’est pas bon » et on continue le sermon ! Or, cette phrase est un appel à l’aide pour dire : « je peux encore accepter la désescalade, envoie-moi dans ma chambre ».

Quand tout le monde est calme, proposez la réconciliation. Ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est un signe de maitrise mature du conflit.

N’hésitez pas à demander de l’aide professionnelle

Si vous évaluez que la déprime de votre adolescent, a des répercussions importantes sur sa santé mentale, n’hésitez pas à demander l’aide de professionnels. Il n’y a pas de mal à demander de l’aide. De nombreux psychologues et thérapeutes proposent des séances pour soutenir les jeunes pendant cette période stressante.

L’hypnose Ericksonienne, une thérapie efficace pour aider votre enfant en souffrance

L’Hypnose thérapeutique est reconnue comme étant un moyen efficace de traiter divers problèmes, et de plus en plus de professionnels de la médecine recommandent cette technique.

Il est maintenant démontré que la majorité des obstacles auxquels nous faisons face au quotidien, surtout les enfants et les ados, sont d’ordre psychologique voire inconscient. S’adressant justement à l’inconscient, l’hypnose est une méthode appropriée et efficace, qui leur permettra de trouver des ressources en eux pour dépasser ces obstacles. C’est pourquoi l’hypnose réussit là où d’autres méthodes plus conventionnelles étaient limitées.

L’hypnose va aider l’adolescent à se retrouver dans cette période difficile de sa vie où les conflits surgissent naturellement. Dans cette période difficile, il va pouvoir évacuer ses souffrances, doutes, timidité, colère, complexes, exacerbés et accentués par la pandémie.

Les sujets les plus fréquemment traités au Cabinet, avec les enfants et adolescents

  • L’anxiété, le stress, l’agressivité, l’irritabilité, la timidité, la confiance en soi,
  • Les troubles psychosomatiques : allergies, migraines, bégaiement,
  • Les syndromes de stress post-traumatique : agressions, abandons, deuils, accidents,
  • Les troubles fonctionnels : énurésie (pipi au lit), troubles du sommeil, troubles de la concentration,
  • La phobie scolaire (surtout en période de Covid), refus scolaire, défaut de concentration, anxiété lors de la rentrée,
  • La dépendance : doudou, tétine, pouce, jeux vidéo,
  • Hyperactivité, dyslexie, dysphasie, dyscalculie et autres « dys »,
  • Phobies, angoisses et cauchemars,
  • Troubles des conduites alimentaires (TCA),
  • Les angoisses et phobies liées au couvre-feu.